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Brigitte Giraud répond au questionnaire du candide

Lauréate du Goncourt de la nouvelle en 2007 pour son recueil « L’amour est très surestimé », Brigitte Giraud a reçu en 2001 la mention spéciale du prix Wepler pour « À présent », et le prix Giono pour « Une année étrangère » en 2009.

Elle dirige la collection de littérature « La forêt » aux éditions Stock, ce qui lui va fort bien puisque cette romancière aime fréquenter son prochain. C’est ainsi qu’elle a collaboré avec des artistes comme Fabio Viscogliosi, Bernadette Gaillard, Albin de la Simone, Hippolyte Girardot ou encore Bastien Lallemant pour des lectures en espace et en musique. Eh bien, écoutons-la maintenant…

 

  • Un écrivain, ça naît comment ?
    Un écrivain ça naît du sentiment que l’existence n’est pas tout à fait à sa place, qu’il manque une dimension, que le temps passe sans rien retenir, et qu’il ne sert à rien d’attendre que quelque chose arrive pour vivre mieux. Il faut écrire, c’est tout.

 

  • Un livre, ça vient de quoi ?
    Un livre, ça vient d’une inquiétude, d’une obsession, d’une question sans réponse, et du manque de ceux qui ne sont pas là pour vous lire.

 

  • Un style, ça se trouve où ?
    Un style, ça ne s’invente pas, c’est comme mettre forme à l’inquiétude, c’est tenter d’être juste, de sonner juste, c’est proche de la musique, il faut un temps fou avant de trouver sa voix.

 

  • Quand on écrit, c’est pour qui ?
    Ecrire, c’est pour ceux qui ne sont plus là pour vous lire, c’est sans doute essayer de les atteindre encore.

 

  • Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
    « Nous serons des héros » (Stock) raconte la rencontre entre deux garçons qui ne savent pas ce que ça veut dire, devenir un homme, qui expérimentent la virilité, la tendresse et doivent faire le deuil, de leurs pères, et aussi de leur enfance et de leur terre natale.

 

(photo Alexandre Isard)

2017-05-04T10:41:10+00:00