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Carole Zalberg répond au questionnaire du candide

Romancière, poète, parolière, chroniqueuse, traductrice, animatrice d’ateliers d’écriture et de rencontres littéraires, Carole Zalberg travaille également à des projets en lien avec le cinéma ou le théâtre. « Un style, ça s’écoute », nous dit-elle. Ecoutons-la.

 

– Un écrivain, ça naît comment ?
Ça ne naît pas, ça devient, page à page, mot à mot, de façon aussi lente, progressive et invisible à l’œil nu qu’une plante. On ne la voit pas pousser mais devenir peu à peu pour, un beau jour, arborer son aspect plus ou moins achevé, plus ou moins définitif de plante.
C’est sans doute pour cela qu’il est aussi difficile de se dire écrivain. Mieux vaut laisser cela aux autres, à ceux qui suivent notre évolution ou nous découvrent déjà constitués.

– Un livre, ça vient de quoi ?
En ce qui me concerne, ça vient toujours du monde qui me traverse, me bouscule, m’envahit, rencontre un élément intime et même, parfois, le révèle.

– Un style, ça se trouve où ?
Ça s’écoute. On a en soi une musique, un rythme, un élan. Il faut, lorsqu’on écrit, faire le vide et le silence (ou un brouhaha neutre) pour entendre et forger ensuite les phrases sous cette dictée.

– Quand on écrit, c’est pour qui ?
Sûrement d’abord pour soi, par nécessité, mais aussi pour rendre à ceux qu’on aime un peu de ce qu’on a reçu.

– Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
Dans « Je dansais » qui paraîtra en février chez Grasset, il est question de la séquestration d’une très jeune fille par un homme monstre qui croit l’aimer. C’est aussi une chambre d’écho pour la violence faite aux femmes partout et de tous temps.

2016-12-16T09:17:12+00:00