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David Desgouilles répond au questionnaire du candide

David Desgouilles

David Desgouilles n’est pas du genre à mettre ses idées dans sa poche. Chroniqueur à Causeur et au Figaro Vox, il signe également des billets d’humeur dans le Figaro Magazine. Du côté de la littérature (c’est-à-dire de l’essentiel), il a publié « Le Bruit de la douche » aux éditions Michalon et « Dérapage » aux éditions du Rocher. Cela valait bien un petit candide…

  •  Un écrivain, ça naît comment ?

Pendant l’adolescence, je crois. Vous aimez vous raconter des histoires.  A un moment, vous vous dites qu’un jour vous allez écrire un livre. Vous griffonnez quelque chose sur un cahier. Et en le lisant, l’écrivain s’endort pendant quelques années, tellement il a réalisé qu’il était mauvais. Et un jour il se réveille. Pour moi, ça a été presque trente ans plus tard. Et encore, il a fallu que quelqu’un me secoue bien l’épaule.

  • Un livre, ça vient de quoi ?

D’une observation, d’une colère, d’une frayeur, d’une discussion. Vous avez une lumière qui s’allume quelque part dans votre tête. Vous avez l’idée. Et le plus difficile commence. Ce n’est pas forcément complètement conforme à l’idée de départ. Parce que le livre subit votre vie pendant que vous l’écrivez. Il subit les saisons, votre emploi du temps, votre moral en hausse ou en baisse. Et il doit néanmoins conserver son objectif de départ. Pour mes deux premiers romans, je connaissais le début et la fin, mais pas l’itinéraire. J’ai emprunté des routes et des chemins de traverse que je n’avais pas du tout prévus.

  • Un style, ça se trouve où ?

En fait, je ne sais pas. Quelle est la part de vos lectures, d’enfant, d’adolescent, d’adulte ? Quelle est la part de votre inspiration ? Quelle est la part de votre travail ? Quelle est la part de votre expérience ? Et puis, sont-ce bien des parts, comme celles d’un gâteau, ou plus sûrement des interactions entre tous ces éléments ?

  •  Quand on écrit, c’est pour qui ?

On ne parle que de roman, pas d’essai, on est d’accord ? Alors, c’est pour soi. Parce que vous ne pouvez pas vous en passer, parce que vous croyez naïvement que lorsque vous aurez trépassé, quelqu’un trouvera un de vos livres dans un grenier et le lira, vous offrant une forme d’immortalité. Je ne pourrais plus me passer d’écrire car cela fait partie de mon équilibre. Si vous trouvez des lecteurs et qu’ils aiment, c’est encore mieux.

  •  Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?

« Dérapage » est sorti il y a un an, aux bons soins des Éditions du Rocher. Un chroniqueur à la mode vit une descente aux enfers à la suite d’un mot sexiste sur un plateau de télévision. Chasse à courre 2.0 sur les réseaux sociaux. On veut sa mort sociale. Parallèlement, un commando libyen projette de kidnapper un ancien président de la République, celui qui a épousé un ancien mannequin devenue chanteuse. Les deux histoires vont finir par ne faire plus qu’une, par une coïncidence géographique fortuite.

2018-03-20T12:44:44+00:00