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Et maintenant, l’épiphore !

Nous avions l’anaphore de François Hollande, le célébrissime « MOI, PRESIDENT »… L’épiphore de Manuel Valls connaîtra-t-elle un destin semblable ? Il s’agit de la même figure de style inversée.
Je m’explique : tandis que l’anaphore consiste à répéter un même mot ou une même expression en début d’un groupe de phrases, l’épiphore répète ce mot ou cette expression à la fin. Exemple illustre : « Je me lève, et je te bouscule, tu ne te réveilles pas, COMME D’HABITUDE… Sur toi, je remonte le drap, j’ai peur que tu aies froid, COMME D’HABITUDE… »
En scandant son « RIEN N’EST ECRIT » (« On nous dit que la gauche n’a aucune chance mais RIEN N’EST ECRIT. On nous dit qu’elle ne rassemblera jamais, qu’elle en est incapable, RIEN N’EST ECRIT. On nous dit que l’extrême droite est qualifiée d’office pour le second tour, RIEN N’EST ECRIT. On nous dit que François Fillon est déjà le prochain président de la République, RIEN N’EST ECRIT … »), Valls a-t-il volontairement pris le contrepied du chef de l’Etat ou son inconscient s’est-il exprimé ?
Pourtant, tout avait bien commencé. « JE NE VEUX PAS que les fonctionnaires travaillent plus pour gagner moins. JE NE VEUX PAS que les déremboursements massifs de médicaments empêchent les plus modestes de se soigner. JE NE VEUX PAS que nos enfants aient moins de professeurs, que nos villes et nos campagnes aient moins de policiers ou de gendarmes… »
Eh oui, une anaphore. Comme pour payer sa dette avant de s’envoler…

2016-12-06T13:53:54+00:00