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Frédérique Martin répond au questionnaire du candide

« On écrit en partant de soi pour aller vers les autres » : accomplissons notre part de chemin en allant vers Frédérique Martin grâce à ce questionnaire du candide, à son site Internet (http://www.frederiquemartin.fr/), et bien évidemment à ses livres.

    • Un écrivain, ça naît comment ?
      Du manque, et du silence autour de ce manque. Un écrivain c’est quelqu’un qui n’a que ce moyen pour s’exprimer et cela lui est vital. Cependant, chacun peut faire cette expérience de l’indicible et de l’écriture comme moyen d’expression. L’écriture ou toute autre forme de création, puisque c’est la création qui fait sens et langage pour chacun(e) d’entre nous, c’est la création qui nous lie et nous délie.
    • Un livre, ça vient de quoi ?
      De la friction entre soi et le monde. Le livre est un pont qui franchit la barrière qui nous sépare de l’extérieur.
    • Un style, ça se trouve où ?
      Le style c’est ce que l’on est dans ce que l’on fait. C’est à peu près ce qu’en disait René Daumal et je suis d’accord avec ça. Donc ça se trouve en soi, en cultivant sa singularité : être soi, rien que soi, mais entièrement soi.
    • Quand on écrit, c’est pour qui ?
      On écrit en partant de soi pour aller vers les autres.
    • Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ? Dans ce recueil, « J’envisage de te vendre (j’y pense de plus en plus) » chez Belfond, j’explore un futur immédiat probable. La question de départ c’est : Que se passerait-il dans un monde où ? – vendre les êtres humains est légal ; le jeu est obligatoire ; les voisins font la loi ; la justice populaire est appliquée à la lettre ; les femmes sont en voie de disparition ; on manque d’eau … J’explore les conséquences possibles de nos choix actuels. Et ça donne un livre qui entre en expansion et se ramifie dans des aventures transmédias (court-métrage https://www.youtube.com/watch?v=xA_PgPRwTwE , spectacle multimédia, lecture radiophonique et autres adaptations en cours). J’ai choisi une phrase pour le résumer : tu aimes te faire peur pourvu qu’à la fin tout se termine bien ? Tu verras, on en a tenu compte.
2016-12-16T09:17:24+00:00