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Géraldine Barbe répond au questionnaire du candide

Géraldine Barbe

Des mots des autres aux mots de soi : après avoir été comédienne, Géraldine Barbe est devenue écrivain pour la jeunesse et les adultes, ainsi que traductrice. Elle a publié plusieurs romans pour adultes aux éditions Léo Scheer ainsi que des documents aux Editions Plein Jour. Elle publie actuellement au Rouergue, à la fois en jeunesse et dans la brune. Vous pouvez donc la lire de 7 à 77 ans (et même moins, et même plus).

  • Un écrivain, ça naît comment ?
    Moi écrivain je suis née après une longue période pendant laquelle j’ai prononcé les mots des autres puisque j’ai été actrice pendant 10 ans. Pour le théâtre, c’est important de le préciser parce que ça veut dire que je pratiquais l’éphémère. Mon appartement a pris feu une nuit et je me suis retrouvée sans rien avec le sentiment de n’avoir aucune preuve d’existence.
    Ce n’était pas si désagréable, je ne l’ai pas vraiment mal pris mais c’est à ce moment-là qu’il m’a été plus qu’urgent d’écrire un livre, un livre qui serait publié, c’est-à-dire quelque chose de moi qui existe au-delà de moi. Je suis aussi devenue mère à ce moment-là. Etonnant, non ?

 

  • Un livre, ça vient de quoi ?
    Ça dépend. Mais il y a urgence, une espèce de nécessité même si parfois elle semble être ou est carrément absurde.

 

  • Un style, ça se trouve où ? 
    C’est un rythme dans la tête, quelque chose qui sonne et raisonne juste au-delà du sens et qui fait sens… Pour moi il n’y a pas de séparation du fond et de la forme, ils doivent être absolument unis pour ce que je lis et pour ce que j’écris.

 

  • Quand on écrit, c’est pour qui ?
    Encore une fois, c’est difficile de dire. C’est à la fois pour soi et pas pour soi. Ça n’a rien à voir avec le journal intime, par exemple, qui est écrit de soi à soi et absolument pas pour être partagé avec quiconque. On écrit pour l’autre, mais on ne sait pas lequel, et surtout pas les gens trop proches qui souvent n’y comprennent rien, obnubilés qu’ils sont à chercher à démêler la réalité de la fiction, ce qui est absurde mais souvent impossible à comprendre par les proches justement.

 

  • Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
    « Tous les hommes chaussent du 44 » (Editions du Rouergue), c’est l’histoire d’une femme, Gilda, amoureuse d’un homme.  Je crois que c’est la première fois que quelqu’un pense à écrire sur ce sujet non ?  Elle s’est mise en tête d’écrire un traité sur l’amour, elle se sent habilitée à ça puisque tout roule pour elle. Sauf que non.

(Photo Philippe Matsas / Opale)

2017-12-06T18:05:22+00:00