Suivez-moi !

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Votre message

Gilles Leroy répond au questionnaire du candide

« Gilles Leroy a l’habitude de traverser l’Atlantique (« Alabama Song », prix Goncourt 2007, « Zola Jackson », « Nina Simone ») pour se colleter à l’épais, au rugueux mais chatoyant romanesque de la vie américaine. « Dans les westerns » est une réussite d’autant plus impressionnante que l’écrivain semble avoir ajouté une caméra au clavier de son ordinateur » : le compliment est signé Bernard Pivot – et le questionnaire du candide Gilles Leroy.

  • Un écrivain, ça naît comment ?
    Mystère.  J’ai rencontré tant de gens qui publient des livres et n’ont rien en commun.

 

  • Un livre, ça vient de quoi ?
    De l’ennui de la vie, peut-être. L’ennui, au sens noble que Leopardi lui donne : ne pouvoir se satisfaire d’aucune chose terrestre.

 

  • Un style, ça se trouve où ?
    Je crois que c’est physique, organique autant que sensible. Affaire d’oreille interne, de respiration, d’économie de la machine-corps.

 

  • Quand on écrit, c’est pour qui ?
    C’est drôle qu’on ne pose jamais la question d’écrire contre qui, en dépit de qui.  Chez moi, personne n’est visé. Personne n’est concerné, en bien ni en mal, par ce fait que j’écrive. J’écris parce que j’accepte d’être seul au monde, dans cette vérité toute nue.

 

  • Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
    Une adoration.  Bob Lockhart, légende du cinéma, est raconté par ses proches : Joanne, une amie actrice, Lenny, son agent, et celui qui fut son premier amant, Paul, lui-même ancien acteur de western devenu sénateur.  Tous les quatre ont eu vingt ans en pleine chasse aux sorcières, ont connu l’espionnage des studios, la terreur des tabloïds et des comités de censure. La liaison de Bob et Paul n’y a pas survécu –   le désir, si.
    Le roman s’appelle « Dans les westerns », il paraît au Mercure de France, mon éditeur historique.

 

2017-02-09T15:35:21+00:00