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Isabelle Marsay répond au questionnaire du candide

Isabelle Marsay

Pour Isabelle Marsay, l’aventure littéraire a commencé par la poésie et le théâtre alors qu’elle suivait des études en hypokhâgne au lycée de Fermat à Toulouse puis à l’université du Mirail. Après avoir été pigiste et s’être impliquée dans des émissions de radio, elle a préféré le métier de professeur à celui de journaliste. À son actif, plusieurs recueils de nouvelles et une dizaine de romans. « Je privilégie depuis toujours la fiction à l’autofiction qui me paraît moins riche et trop nombriliste », explique-t-elle. Tant pis : elle devra parler d’elle dans ce candide…

  • Un écrivain, ça naît comment ? 

Pas de la génération spontanée ! Ça naît du désir de raconter à son tour des histoires après en avoir entendues. Chez moi, ce désir est né très tôt. Dès que j’ai su lire. Enfant, je passais des heures à chanter des textes sans queue ni tête sur une balançoire. Un écrivain, ça naît peut-être avant tout de ça : d’un désir de créer et d’un balancement, d’une errance. De la recherche d’une musique, d’un tempo.

  • Un livre, ça vient de quoi ?

D’une simple phrase ou d’un scénario. De pensées, de mots et d’images. De fulgurances, d’improvisations, de petits bouts de tissu que l’on coud ensemble, d’une sorte de « patchword » ou, au contraire, d’un plan préalablement tracé. Mes romans historiques, fruits de recherches importantes, suivent un canevas très précis. C’est moins le cas pour mes textes contemporains, plus fantaisistes, plus capricants. Quoique. J’attache toujours énormément d’importance à la construction, en fait…

  • Un style, ça se trouve où ? 

Ça se cherche. Et ça se transgresse. De livre en en livre. J’éprouve toujours le désir de changer de sujet et de trouver, si possible, une adéquation entre mon sujet et le style. Phrases courtes, chapitres courts pour « Le poisson qui rêve » (Flammarion, 1998) ou phrases plus amples dans « L’Apprenti des Lumières ou l’Ombre de Voltaire », (Ginkgo, avril 2018) avec des périodes très « dix-huitième », l’enchevêtrement de trois fils ( la vie du fils de Rousseau, celle de son père, les conflits entre Rousseau et Voltaire ) et des citations extraites de leurs œuvres.

  • Quand on écrit, c’est pour qui ? 

Pour relever une sorte de défi et créer un univers dont on fixe soi-même les règles. Pour se balader, à la frontière du réel et de l’imaginaire, en toute liberté, et pour balader un hypothétique lecteur…

  •  Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?

L’histoire du seul fils que Jean-Jacques Rousseau aurait pu retrouver parmi les cinq nouveau-nés qu’il abandonna dans un hospice de la charité. Une histoire d’ombres, de Lumières avec, en toile de fond, l’affrontement de deux titans sur le ring de la philosophie, par lettres ou par œuvres interposées… Une belle histoire, j’espère. Malgré certains coups bas de Voltaire en particulier et malgré son agonie et le sort réservé à sa dépouille par l’Église catholique…

 

2018-06-11T10:33:24+00:00