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Jean Grégor répond au questionnaire du candide

« Jean Grégor publie (…) un roman au titre aussi épatant qu’intrigant : « Le dernier livre de Jean Grégor ». À la fois titre de documentaire, d’essai, de testament, ce dernier livre trace les chemins qui nous séparent de ceux qu’on aime, dessine les routes empruntées par ceux qui nous ont quitté, comme ces quais enfouis où l’on fait d’imprévisibles et belles rencontres.
Et comme il s’agit d’un dernier livre, il est nécessairement magnifique. »
Ces lignes alléchantes sont signées Grégoire Delacourt (http://www.gregoire-delacourt.com/jean-gregor-reviens/). Et pour en savoir davantage sur l’écrivain dont il nous parle, lisez donc ses réponses au questionnaire du candide…

 

  • Un écrivain, ça naît comment ?
    Je crois que ça naît et ça meurt vite un écrivain, je veux dire : beaucoup de gens écrivent une nouvelle, un livre, peut-être deux, mais c’est sur la durée qu’il va vraiment naître, il me semble. Quand le gros de ceux qui veulent écrire ont baissé les bras, ou se sont consacrés à autre chose, alors là, il naît vraiment, cet écrivain.

 

  • Un livre, ça vient de quoi ?
    Les motivations sont bien sûr différentes selon les écrivains. Chez moi, c’est la passion de raconter une histoire : construire le récit comme une longue partie d’échecs, et à la fin, retomber sur mes pattes, pour convaincre définitivement mon lecteur. Parfois, un sujet me trotte dans la tête, un sujet qui draine quelques idées, et soudain : l’envie d’écrire le livre est là.

 

  • Un style, ça se trouve où ?
    Un style, ça ne se cherche pas : voilà déjà une demi-réponse à la question. Un style, c’est ce qui reste quand vous avez écrit en éclairant le fil de votre récit avec vos idées. Je n’ai jamais cherché mon style, je ne sais même pas si j’en ai un. Cela me paraît secondaire.

 

  •  Quand on écrit, c’est pour qui ?
    J’écris parfois pour mon éditeur, parfois pour celle ou celui qui m’attire. J’écris aussi contre mes ennemis, c’est à dire pour leur montrer que leur haine, leur mépris, ou leur indifférence à mon égard sont injustifiés.

 

  • Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
    Mon dernier ouvrage, intitulé « Le dernier livre de Jean Grégor » (Mercure de France) est une mise en scène de ma propre fin. J’ai imaginé que je devais écrire mon dernier livre. Qu’est-ce que vous feriez si vous deviez écrire votre dernier livre ? Chercheriez-vous à être utile ? Comment disparaître quand on a été un écrivain ? Qu’est-ce que c’est « disparaître » ? Telles sont les questions posées, et qui forment une histoire qui se lit comme un polar : on a envie de savoir comment ça se termine « vraiment ».

 

 

Photo Catherine Hélie/Mercure de France

2017-05-09T16:13:18+00:00