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Jérôme Attal répond au questionnaire du candide

Jerome Attal ecrivain

Musique, cinéma, littérature, rien ne l’arrête. Parolier d’un grand nombre d’artistes (Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Vanessa Paradis, Michel Delpech, Florent Pagny, Garou, Jenifer), scénariste et acteur (« Alice Island », 2013, et « La Fille aux allumettes », 2009 sur Arte), il est également l’auteur d’une dizaine de romans. A vous, Jérôme Attal !

 

  • Un écrivain, ça naît comment ?
    D’une maman, d’un papa et d’une bibliothèque. Ou d’une maman, d’un papa et d’une absence de bibliothèque. D’une famille et de l’idée d’en sortir pour en trouver une autre. D’une histoire d’amour qui ne dure pas ou d’un décalage, comme le dit si bien Gilles Deleuze, entre ce que l’on ressent et ce que le monde nous offre. D’une intégrité, et de plein de métamorphoses aussi.

 

  • Un livre, ça vient de quoi ?
    D’un rayon, d’une étagère, d’un chevet. Mais au départ : du cœur. Et toujours du désir de proposer mieux que ce que l’on observe.

 

  • Un style, ça se trouve où ?
    Le style ce n’est rien que du travail, de l’opiniâtreté, et généralement ça concerne l’appréciation et la lecture des autres. Au style, je préfère parler de musique. J’aime bien quand, de livre en livre, les personnes qui s’attachent à mon travail disent qu’ils retrouvent instantanément ma petite musique.

 

  • Quand on écrit, c’est pour qui ?
    Je suis de cette catégorie d’auteurs qui écrivent les livres qu’ils ont envie de lire. Mais j’adore la phrase de Cocteau qui dit que dans la création on retrouve des frères insoupçonnés, des frères de cœurs, comme les branches d’une étoile qui se seraient séparées. J’aime d’autant cette idée que dans mon nouveau roman il est question d’un homme qui part à la recherche/découverte de sa sœur qu’il ne connaît ni d’Eve, ni d’Adam, ni du serpent.

 

  • Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
    « L’appel de Portobello Road » (chez Robert Laffont) pose la question un peu dingue de la possibilité de se faire une famille des gens que l’on rencontre sur notre route et qui nous plaisent, nous émeuvent, nous sollicitent. Mais il raconte plein d’autres choses. Par exemple il parle de la Belgique, des filles des Yvelines, de la chanson America de Simon & Garfunkel, de promesses non tenues (professionnelles et amoureuses) et du désir de poétiser tout ce qui nous arrive car c’est la seule façon de profiter pleinement de notre petit passage sur terre.
2017-03-24T15:27:28+00:00