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L’orthographe dans la peau

Grand jeu cet été sur les plages : plutôt que de chasser les Pokémons, essayez de trouver un corps qui n’est pas tatoué. Autrefois réservé aux bagnards, aux motards, aux baroudeurs et autres dames de petite vertu, le tatouage est devenu le symbole du plus parfait conformisme. Mais cette remarque de vieux schnock n’aurait pas sa place sur cette Page s’il n’était question de français. Or, avec un peu de chance, on peut découvrir de belles fautes d’orthographe indélébiles sur un torse ou sur un mollet…


Sarah Fraisou, candidate des Anges 8 comme vous le savez (ah non ?), a ainsi exhibé sur les réseaux sociaux son dernier tatouage : « Qui donne ne doit jamais s’en souvenir, qui reçois ne doit jamais oublier ». Alertée par ses fans, elle a promis de faire amende honorable : « Ça va être modifié dans quelques jours qui suit »…
C’est pas gagné, chère Sarah ! Et je vous déconseillerais d’utiliser l’anglais pour tromper l’ennemi. « Ça fait mieux » m’ont expliqué plusieurs tatoués qui ont préféré « Follow your heart » à « Suis ton cœur » ou « Believe in yourself » à « Crois en toi ». Ça fait mieux ? Ça fait surtout allégeance à l’oncle Sam et reniement de soi.


En outre, ça ne résout pas le problème de l’orthographe. « No regerts », « Fuck the systsem », « Keep clam and carry on »… N’en jetez plus, la cup est pleine !
Dans la langue de Cervantès, on ne s’en sort pas mieux, apparemment. L’institut Caro y Cuervo situé à Bogotá fait campagne sur les réseaux sociaux pour inciter les Colombiens à signaler les erreurs les plus fréquentes sur les tatouages. Des linguistes s’emploient ensuite à diffuser la bonne orthographe.
La poitrine d’un jeune homme l’assure : « La vida no es fasil »… Un fiancé pour Sarah ?

2016-10-06T16:49:17+00:00