Suivez-moi !

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Votre message

Marc Trillard répond au questionnaire du candide

On le sait dès la première phrase : c’est du Trillard. Dans le fond comme dans la forme, ce Monsieur possède une très forte personnalité. Une personnalité trillardienne, pour tout dire.

– Un écrivain, ça naît comment ?
Avec les livres des autres écrivains. Et du livre plus général qu’il se fait peu à peu de ce qu’il voit et entend autour de lui, en mode éponge.

– Un livre, ça vient de quoi ?
De l’orgueil démesuré de l’écrivain, qui décide que ce qu’il va raconter ne peut pas ne pas l’être – par lui et personne d’autre, inutile de préciser.

– Un style, ça se trouve où ?
Dans le même orgueil démesuré que plus haut. Un jour mon éditeur ‘’historique’’ me traite de but en blanc d’orgueilleux. Holà, doucement, riposté-je aussi sec, qu’est-ce que tu te permets et pourquoi ça ? Parce qu’il faut drôlement l’être pour s’être inventé son propre style, me répond-il. J’en fus évidemment flatté sans trop y croire. Les années quatre-vingt-dix, les années 2000, combien de styles ?

– Quand on écrit, c’est pour qui ?
Pour soi en première intention, c’est-à-dire par addiction. Dans le fond du cerveau, inconsciemment, pour le plus ou moins grand cercle de ses lecteurs.

– Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
Les mésaventures d’un peintre déchu venu se refaire au Cambodge sous procès Khmers rouges (‘’L’anniversaire du roi’’, Actes Sud).

2016-12-16T09:17:18+00:00