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Patrick Varetz répond au questionnaire du candide

 

Patrick Varetz ecrivain

« L’écriture n’est pas qu’une activité cérébrale : les mots viennent du ventre, puis forment une matière qui se retravaille. On la pétrit avec les mains pour qu’elle résonne chez les lecteurs. On écrit autant avec la tête qu’avec les doigts… » expliquait Patrick Varetz dans « La Voix du Nord ». Si vous voulez en savoir davantage sur un auteur qui n’écrit pas pour passer le temps, lisez ses réponses au questionnaire du candide puis le dernier « Matricule des anges » qui lui consacre sa une… et n’oubliez surtout pas ses livres.

 

  • Un écrivain, ça naît comment ?
    En ce qui me concerne, je suis né avant-terme dans une cuisine, et j’ai passé ma première nuit dans un carton à chaussures. Le verbe naît souvent du chaos.
  • Un livre, ça vient de quoi ?
    Dans ce cas d’espèce, un livre répond en toute logique au besoin d’ordonner le chaos. Inventer chaque fois une cohérence à l’existence, repousser la violence avec les mots.
  • Un style, ça se trouve où ?
    L’écriture finit par se trouver à force de travail. Si par style on entend ornementation, mieux vaut oublier.
  • Quand on écrit, c’est pour qui ?
    On écrit pour les morts, et pour les vivants qui nous survivront.
  • Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
    L’histoire tient en deux lignes. Lui ne supporte pas de vivre seul, alors il l’appelle, et elle s’empresse d’accourir. Ils font l’amour, et elle s’installe chez lui. Cela pourrait s’apparenter à un roman sentimental, sauf que le livre s’ouvre — sans jamais se refermer — sur le vide de l’existence. Nous sommes au début des années quatre-vingt-dix, et l’on retrouve Pascal, le narrateur de mes deux précédents romans, inachevé, en perdition, bienheureux encore — pour échapper à la vacuité qui le paralyse — de se raccrocher à Claire, plus paumée que lui. Sur la base de ces premiers éléments, je prévoyais d’écrire un roman dans la veine de La Pitié dangereuse de Stefan Zweig. Mais c’était sans compter sur le personnage de Claire, qui — porté par une énergie folle — prend peu à peu le pouvoir sur le livre. (« Sous vide », chez P.O.L.)

 

2017-02-28T11:32:31+00:00