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Philippe Annocque répond au questionnaire du candide

Philippe Annocque

« La lecture des romans de Beckett, vers 18 ans, a résonné terriblement, a confié Philippe Annocque dans un article de Libération. J’ai même eu le sentiment qu’il n’était plus possible d’écrire vraiment. Flaubert, Kafka, Michaux ont vite été mes références. Mais aussi Nerval, Coleridge, Aloysius Bertrand… ». Joli bagage pour un écrivain, n’est-ce pas ? Pour voyager en sa compagnie, je vous invite à découvrir ses livres et son blog http://hublots2.blogspot.fr/

  • Un écrivain, ça naît comment ?
    C’est très loin. Le projet d’écrire, il me tient depuis l’âge de huit ans au moins. La pratique régulière de l’écriture, dès douze ans. A quel moment je mérite d’être appelé écrivain, si je le mérite, ce n’est pas à moi de le dire.

 

  • Un livre, ça vient de quoi ?
    Ça dépend. Chacun a son histoire. Mais quand j’y pense, ils viennent tous de loin, dans le temps. A un moment, ils s’imposent comme la chose à écrire. Il faut obéir à ça. Ou pas.

 

  • Un style, ça se trouve où ?
    Ça ne se trouve pas. Ça s’impose avec le livre. D’une certaine manière, c’est le livre lui-même.

 

  • Quand on écrit, c’est pour qui ?
    On est le premier lecteur. On est celui qu’il faut convaincre, qu’il faut émouvoir, qu’il faut faire rire. On est le premier pour qui l’écriture du livre sera une aventure. On est déjà si nombreux qu’on n’a besoin de personne, et paradoxalement c’est sûrement pour ça aussi qu’autrui se reconnaît.

 

  • Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
    C’est l’histoire d’une jeune fille qui voudrait en être une autre, et qui devient son amie. C’est ce que le livre raconte, mais ça n’est pas ce qu’il dit. Il s’intitule « Elise et Lise », il est sous-titré « Un conte sans fées », et il est paru chez Quidam éditeur en février.
2017-05-22T09:24:37+00:00