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Soluto répond au questionnaire du candide

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« Autant le dire tout de suite, je ne suis pas un fana du curriculum vitae… indique Soluto dans son blog. Dans un monde où la transparence est de rigueur, il convient de dire dans le détail qui l’on est et d’où l’on vient. C’est une affaire de marchand, il faut rassurer le client, lui garantir le sérieux de l’artiste… Quelle plaisanterie… Pour en avoir déchiffré quelques-uns, je sais à peu près ce qu’ils valent parfois et qui ils abusent (souvent les artistes eux-mêmes…). »
Nous partirons donc de ce principe : ses réponses au questionnaire du candide remplacent avantageusement un C.V.

 

  • Un écrivain, ça naît comment ?
    Par inadvertance, d’un bon mot, d’un livre, d’une chanson. L’idée vous pique à l’adolescence au détour d’une phrase. On ne prend pas garde aux premiers symptômes, on a quelques éternuements de plume, on consigne, on griffonne, on note. C’est un peu honteux. Ça incube sournoisement, parfois des années. Et un jour, paf, on est gros d’une idée de livre. On se colle en salle de travail, on s’attèle au clavier, on se caresse, on se torture, on compose, décompose, bâti et épure. Puis quand l’ouvrage est conçu on le confie à un éditeur. In fine c’est lui, qui d’un oui ou d’un non, vous fait paraître —voyez si le terme est adéquat ! — au jour. On est écrivain quand on est dépossédé de son livre et qu’un tiers estime qu’il est assez fort pour se défendre tout seul.

 

  • Un livre, ça vient de quoi ?
    De quelques cris, de quelques rires, de quelques larmes qui ne sont pas sortis au bon moment. Un livre c’est une session de rattrapage…

 

  • Un style, ça se trouve où ?
    Il ne se cherche ni ne se trouve. Il se fraye un chemin du fond de l’âme jusqu’au papier, puis du papier à l’entendement du lecteur. C’est une nécessité, une patine, une fulgurance qui prend son temps, une floraison ligne à ligne… Il n’y a pas de magasin pour ça. On peut sans doute enseigner la construction des histoires, pas sûr qu’on puisse apprendre à les raconter…

 

  • Quand on écrit, c’est pour qui ?
    Les écrivains que j’aime n’ont pas sûrement pas écrit pour moi et pourtant ils me fouaillent très intimement. On écrit pour qui veut ! On s’offre, on est à prendre, on attend le lecteur. Ceux qui nous trouveront sauront pourquoi, et c’est l’essentiel…

 

  • Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
    Mon dernier ouvrage s’intitule « Redites-moi des choses tendres » et il est publié par les Editions du Rocher. C’est un roman de mœurs, l’histoire d’une famille que l’on prend, au début du livre, à son point d’implosion. C’est un roman d’amours perdues et éperdues, où le désir cherche à s’exprimer par tous les moyens. On y explore les rêves de certains, le pragmatisme d’autres, les dissonances conjugales. C’est aussi une comédie anti romantique avec son fatum ironique, ses quiproquos, ses cruautés et ses retournements de situations…
2017-09-18T17:53:33+00:00