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Stéphane Guibourgé répond au questionnaire du candide

SG

C’est quand même quelque chose, un style. Celui de l’écrivain, journaliste et photographe Stéphane Guibourgé éclate en quelques mots, en quelques réponses au candide. Lisons-le « en murmurant les phrases », comme il écrit.

  • Un écrivain, ça naît comment ?
    Il faudrait demander à un véritable écrivain. Trop tard pour Salter. Aurait-il répondu : « en descendant d’un avion de chasse » ? J’aurais trouvé cela chic. Pour ma part, et plus modestement, en naissant sous X et en étant confié à la DDASS : il a bien fallu que je fasse quelque chose de toutes ces lettres. Ceci dit, je ne me suis jamais pris pour un écrivain, c’est trop de passion pour soi-même. Le point est que je ne voulais pas travailler dans une entreprise, avoir un chef ou pire : le devenir.
    Et puis la littérature m’ennuie. Je préfère la photographie, de toute façon.
  • Un livre, ça vient de quoi ?
    Cela dépend du livre. Un regard, un souvenir, une lueur sur le mur. Un parfum aussi. Une rage sourde, un peu de colère, de violence. Un sentiment d’urgence. Autant de bonnes et mauvaises raisons mêlées. Et puis surtout, du plaisir de suivre son idée, son désir. En se moquant absolument de tout le reste.
  • Un style, ça se trouve où ?
    Dans le souffle, la respiration. Écrire en murmurant les phrases.

 

  • Quand on écrit, c’est pour qui ?
    « Je ne vis que pour moi et je ne réponds jamais aux questions », Steve McQueen…

 

  • Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
    Je ne sais plus. Je n’aime pas parler de mes livres. Se vendre, je trouve cela vulgaire. Je préfère ne pas.

Photo Thierry Borredon

2018-02-27T11:15:53+00:00