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Stéphane Hoffmann répond au questionnaire du candide

Son roman « Un Enfant plein d’angoisse et très sage », paru aux éditions Albin Michel, figure parmi les dix-huit titres sélectionnés pour le Prix Renaudot. Je suis en train de le lire : profond et malicieux comme une chanson de Trenet.

– Un écrivain, ça naît comment ?
D’abord en s’apercevant qu’il n’y a pas d’activité plus agréable ni plus difficile au monde que d’écrire. Ensuite en organisant sa vie pour ça, en acceptant joyeusement les sacrifices indispensables (carrière, fortune, famille).

– Un livre, ça vient de quoi ?
Du temps qui passe. Pour tâcher, non de le retenir, mais d’en sauver quelques fragments afin de rendre la vie plus intense et plus douce.

– Un style, ça se trouve où ?
En soi. Le style, c’est soi. C’est sa voix. Pas une écriture endimanchée : un ton naturel. Il faut beaucoup travailler pour le trouver, le garder et, à la fois, l’enrichir et le simplifier.

– Quand on écrit, c’est pour qui ?
Pour soi. Pour être bien. Et quand on publie, c’est pour les autres, pour qu’ils soient bien. Mais les autres, ça n’est pas tout le monde. Il y a des gens pour lesquels le livre qu’on publie n’est pas fait. Il ne leur plaira pas. Ils passeront à côté. La rencontre ne se fera pas. Affaire de sensibilité comme de circonstances. Cela dit, un livre finit toujours par trouver son public. C’est 50 ou 50 000 lecteurs. Il y met trois semaines ou trente ans. Mais il le trouve. Un livre, c’est un sorcier. Et un sourcier.

– Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
C’est l’histoire d’un garçon de 13 ans qui, snobé par sa famille, parvient à s’y imposer et à trouver sa liberté. Il s’intitule « Un enfant plein d’angoisse et très sage » (Albin Michel)

2016-09-23T16:39:15+00:00