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Pourquoi un tréma à Noël ?

Un dernier petit cours avant de réveillonner. Du grec « trêma, trêmatos », qui signifie « trou » ou « points sur un dé », le tréma est un signe diacritique de l’alphabet latin qui se place en général sur la voyelle « i » (maïs, égoïste…), plus rarement sur le « e » (canoë, ciguë…) et le « u » (capharnaüm). On peut même le trouver sur le « y » de certains noms propres (songeons à l’auteur Pierre Louÿs).
Formé de deux points juxtaposés, il signale que la voyelle précédente doit être prononcée séparément, même si la réforme orthographique de 1990 indique que c’est désormais la lettre sous le tréma qui doit être prononcée à part (ambiguë devient ambigüe).
Toujours est-il qu’on a commencé à rencontrer fréquemment ce signe dès le milieu du XVIe siècle. En 1549, le Dictionnaire Français-Latin de Robert Estienne le dénomme pour la première fois.
Si le tréma sur le « e » est rare, c’est parce que la prononciation de cette lettre peut être précisée par un accent aigu, grave ou circonflexe. On l’emploie malgré tout dans plusieurs mots, surtout quand le « e » est précédé d’un « a » ou d’un « o », pour distinguer la suite « ae » ou « oe » des lettres doubles « æ » et « œ ».
Ajoutons qu’on emploie parfois le tréma sans fonction phonétique (« inouï », « ouïe »…), précisons que « Haïr » est l’unique verbe qui conserve son tréma, à l’exception des trois personnes du singulier de l’indicatif présent, et concluons : si « Noël » porte ces deux boules sur son « e », c’est pour vous éviter de le prononcer comme « fœtus » !
Bonnes fêtes (avec un accent circonflexe…), en particulier aux auteurs des différents articles dont je me suis inspiré !

2016-12-23T12:01:09+00:00