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Victor Del Arbol répond au questionnaire du candide

« En six romans (le prochain à paraître très prochainement en France), l’auteur catalan Victor del Arbol s’est imposé parmi les tous meilleurs écrivains espagnols, nous explique le magazine Marianne. S’il a choisi les ressorts du genre, ses livres traitent avant tout de la condition humaine et des interactions entre l’Histoire et les histoires individuelles. »

– Un écrivain, ça naît comment ?
Je crois qu’il naît avec l’inconscience de l’inévitable. Je crois que les mots et les histoires s’accumulent dans le regard inquiet, dans la curiosité et dans l’imagination, et qu’il arrive un moment où ils poussent avec tant de force pour sortir qu’il ne reste rien d’autre à faire que leur donner vie.

– Un livre, ça vient de quoi ?
Un livre, c’est une expérience de voyage intérieur que nous avons besoin de partager avec nos semblables. Ecrire, dans mon cas, naît de la nécessité d’Etre.

– Un style, ça se trouve où ?
A l’intérieur de chacun. En écoutant la musique des mots, distincte de celle des autres. Dans un regard sur le monde qui naît de sa propre identité.

– Quand on écrit, c’est pour qui ?
Moi, j’écris pour les personnages. Je pense à eux, à ce qu’ils essaient de dire et d’être, et je m’emploie à suivre sur la carte le chemin qu’ils m’ont tracé.

– Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
Une petite histoire écrite en forme de monologue, publiée seulement en France : « Les pigeons de Paris » (édition de la Contre-Allée). Juan est un vieux monsieur qui vit dans un village imaginaire de l’Espagne profonde. Les technocrates de l’Union Européenne ont décidé de l’exproprier de la maison où il a toujours vécu pour créer une route. Juan se refuse à abandonner ses souvenirs et tente d’expliquer à ces jeunes bureaucrates quelle est la valeur de la mémoire.

2016-12-16T09:17:46+00:00