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Violaine Bérot répond au questionnaire du candide

Originaire des Hautes-Pyrénées, Violaine Bérot vit aujourd’hui en Ariège. Décrocher une licence de philosophie pour devenir ingénieur en informatique puis se mettre à élever des chèvres… Cette femme est capable de tout, mais surtout du meilleur. Une preuve ? Lisez ses livres.

 

  • Un écrivain, ça naît comment ?
    (Et si d’entrée je faisais une parenthèse ? J’aimerais bien savoir, moi aussi, comment ça naît, un écrivain, et à quoi sert un livre, et etc etc… Mais comme la règle du jeu dit que c’est à moi de donner les réponses, je vais faire comme on me le demande, avec cependant une réserve : je ne peux parler que de moi, de mon rapport à l’écriture, de mon travail, car je ne connais hélas aucune recette universelle…).
    Un écrivain, dans mon cas, ça naît de lire. De lire beaucoup, depuis très jeune. De trouver dans des livres – qu’il s’agisse de romans, de poésie, de théâtre, peu importe – des passages qui me bouleversent, m’ébranlent, me laissent tremblante d’émotion. De découvrir la force incroyable du texte. De m’interroger : comment une phrase, une simple phrase peut-elle avoir un tel impact sur moi, lectrice.
    De la lecture à l’écriture, je crois avoir franchi le pas sans vraiment m’en rendre compte. Un simple glissement logique.

 

  • Un livre, ça vient de quoi ?
    Souvent d’un thème assez vague que j’ai en tête, et qui croise une première phrase. Je peux avoir le thème et passer des années à trouver cette foutue première phrase. Quand je la tiens, c’est bon, je peux enfin commencer l’écriture proprement dite.
    Pour Nue, sous la lune je voulais parler de violence psychologique. La première phrase : « Je ne veux pas penser à toi, je ne veux pas. », m’a donné le rythme, le ton, la place du narrateur, l’adresse à l’autre. Il m’aura fallu passer cinq ans avec le thème dans la tête avant de trouver cette très bête première phrase…

 

  • Un style, ça se trouve où ?
    Dans le ventre et les oreilles ! Et ça se travaille longuement. Ça part de l’intérieur comme une écriture automatique qui sortirait des tripes, et puis ça s’affine par des dizaines, des centaines de passages, et à la fin ça se peaufine à l’oreille pour les sons, les cassures, les reprises. C’est comme en musique : ça doit sonner juste.
    Et le style ça se nourrit aussi, en lisant beaucoup, et en relisant souvent les textes les plus beaux. Je ne me lasse pas de relire les mêmes textes…

 

  • Quand on écrit, c’est pour qui ?
    Au démarrage du travail, pour moi. Ensuite, pour le lecteur anonyme et encore pour moi. Jamais jusqu’à présent pour quelqu’un que je connais.

 

  • Votre dernier ouvrage, qu’est-ce qu’il raconte ?
    Il suit la dérive d’une femme sous emprise, une femme qui tente maladroitement de s’extraire d’un amour toxique…

 

2017-10-17T12:15:32+00:00